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Tarik Zoubdi, architecte : « Il est temps que les jeunes architectes marocains soient des “prophètes” dans leur propre pays »

Tarik Zoubdi, architecte : « Il est temps que les jeunes architectes marocains soient des “prophètes” dans leur propre pays » 1075 935 YMAA, Young Moroccan Architecture Awards

Que pensez-vous des Young Moroccan Architecture Awards (YMAA) ?
Tarik Zoubdi : « C’est une très belle initiative attendue depuis plusieurs années par beaucoup de confrères. La scène architecturale marocaine connaît un grand renouveau. Des opportunités du genre des YMAA permettent d’attirer les regards du grand public, et d’ouvrir les yeux des maitres d’ouvrage sur le travail des architectes les plus prometteurs. En Europe, cela aurait été un réflexe naturel d’une institution publique chargée de la culture par exemple.  Ça ne peut qu’être bénéfique pour la qualité architecturale dans notre pays ».

Les jeunes architectes marocains ont-ils besoin de cette reconnaissance ?
T.Z : « La création architecturale marocaine commence à faire entendre sa voix dans le monde entier, grâce à une nouvelle génération d’architectes qui ambitionnent d’exporter leur savoir-faire au-delà des frontières du Maroc. Il est temps que les jeunes architectes marocains soient des « prophètes » dans leur propre pays ».

Avez-vous participé à cette compétition ? Sur combien de catégories ?
T.Z : « Oui bien sûr qu’on y participe, ce n’est pas une occasion à rater. On s’est porté candidat sur deux catégories. On espère sincèrement que notre projet plaise au jury et au grand public ».

Propos recueillis par La Rédaction

Pour plus d’informations sur les Young Moroccan Architecture Awards, rendez-vous sur : www.ymaa.ma

4 questions à Ghita Skalli, architecte urbaniste, enseignante à l’École d’Architecture de Casablanca (EAC)

4 questions à Ghita Skalli, architecte urbaniste, enseignante à l’École d’Architecture de Casablanca (EAC) 1022 1152 YMAA, Young Moroccan Architecture Awards

Que vous suggèrent les Young Moroccan Architecture Awards (YMAA) ?
Ghita Skalli : La promesse du mérite, le permis de rêver.

Pensez-vous qu’il y a aujourd’hui une avant-garde architecturale ?
GS : Il y en a toujours eu une, la question est de savoir si elle s’exprimait? Les YMAA œuvrent dans ce sens. C’est un jalon important. 

De quoi se distinguent ces jeunes de leurs ainés ?
GS : Le culte de l’image et du succès rapide sont les épouvantails qu’on agite souvent. Mais au-delà, il y a un champ de maîtrise technologique, libérée des complexes que leurs aînés traînent parfois. Lorsque cela s’accompagne d’une créativité généreuse et d’une curiosité avide, les résultats sont percutants !

Est -t-elle dans la mouvance mondiale ou trace-t-elle son propre sillon ?
GS : Les derniers mois ont mis en évidence à quel point, face au même virus, chaque population agit de manière singulière. C’est un paradigme qui s’écroule, qui allait en sens unique. La mouvance mondiale fait de la place au libre arbitre. C’est le moment de nous réapproprier nos rêves. 

Propos recueillis par La Rédaction

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Mounia Radouane signera la conception du trophée des YMAA

Mounia Radouane signera la conception du trophée des YMAA 1024 681 YMAA, Young Moroccan Architecture Awards

En tant que jeune architecte, que vous suggèrent les YMAA ?
Mounia Radouane : L’audace, la création et la qualité architecturale qu’offrent les jeunes architectes marocains.

Ce sont des valeurs auxquelles je crois profondément et auxquelles on ne peut qu’adhérer et défendre. C’est important que les architectes puissent au travers de ses prix reconnaître ce qui fait la puissance d’un projet, qu’il soit à une grande ou à une petite échelle. La finalité étant la retransmission au grand public.

Vous avez été choisie pour faire concevoir le trophée des YMAA dont le cahier des charges stipule qu’ils doivent être en béton. Ce matériau vous parle-t-il ?
M.R : Je m’intéresse à toutes sortes de matériaux, mais ce qui me fascine dans le béton, c’est le processus de sa naissance à sa transformation. Tout se joue lorsqu’on coule dans une banche le sable, le béton et le ciment. On voit alors apparaître aussitôt un tableau des plus intenses, dans lequel on aimerait s’immerger. C’est à la fois poétique et surréaliste de penser un objet à partir d’un matériau liquide qui se stratifie. 

Il y a quelques années, j’ai conçu ma première collection de luminaires en béton dans mon studio à Paris. M’intéressant depuis toujours à toutes sortes de matériaux, c’est le béton qui m’a séduit par ce qu’il a pu m’apporter en liberté créatrice, m’ouvrir à l’infini. Il est juste de dire que le béton est un matériau noble au même titre que le bois brut et l’acier. 

Quelle sera votre source d’inspiration, puisque votre travail va impacter durablement la scène architecturale ?
M.R : Tout d’abord, je tire mon inspiration de ce qui m’entoure : les gens, l’évolution de la société, la musique, la beauté d’un édifice. En architecture, la notion de proportion s’est vue étudiée de différentes façons, et ce, depuis l’Antiquité. Ce qui m’a mené au nombre d’or. Cette proportion serait à l’origine de toute œuvre d’art. C’est en effet grâce à ce système rationnel de proportions, qui régit toutes les règles de construction, que j’ai pu concevoir le trophée monolithe. Après avoir expérimenté plusieurs formes et plusieurs hauteurs, l’idée d’une forme simple m’est paru évidente, en suivant les proportions du nombre d’or des Égyptiens. C’est une leçon fantastique. 

On trouve cette proportion dans l’ordinaire de la vie. La nature se compose à partir de cette même forme mathématique qui représenterait la « proportion divine » ; c’est-à-dire la proportion idéale, équilibrée et agréable pour l’œil humain. 

En tant qu’architecte designer allez-vous participer aux YMAA ?
M.R : Je suis très honorée de faire découvrir cette année au grand public ma nouvelle création. Selon moi, la rencontre d’un architecte ou d’un designer avec d’autres personnes du même milieu, ainsi que le partage qui en découle permet, en quelque sorte, le tissage d’une toile commune, d’une œuvre collective. Les personnes que j’ai pu rencontrer ont accru mon sens éthique et renforcées ma passion pour l’architecture et le design. Deux éléments que l’on espère durable, et puissent-ils ne jamais rompre avec l’esprit de finesse.

Propos recueillis par La Rédaction

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Interview avec Hanae Bekkari, Architecte, Membre du jury YMAA

Interview avec Hanae Bekkari, Architecte, Membre du jury YMAA 984 965 YMAA, Young Moroccan Architecture Awards

Hanae Bekkari, architecte : l’architecture est la discipline, par excellence, pour laquelle l’expression, ” le talent n’attend point le nombre des années “, revêt toute sa dimension.

Que vous suggèrent les Young Moroccan architecture Awards ? 

Hanae Bekkari : « Un concours dédié pour les jeunes marocains, au Maroc et à l’étranger est une première. L’architecture au Maroc a des spécificités qui lui sont propres, malgré toute la diversité du pays aux régions du littoral maritime, océanique et méditerranéen, aux régions montagneuses, allant des zones colinéaires aux zones enneigées toute l’année, des plaines fertiles aux zones désertiques…
Le Maroc garde aussi le témoignage des cités antiques, et renferme des médinas encore vibrantes de vie, des villages construits avec des matériaux locaux pour lequel le savoir-faire existe encore, et tous ces tissus interpellent car ils définissent des microcosmes de villes exprimant des valeurs de cohésion, du politique, du social et de l’art. A travers les murs, on peut lire des réponses aux grands défis de demain, que cela soit la maison à cour, ou la maison en terre et en pierre, comme pour la distribution spatiale poétique qu’offre chaque type de maison.
Et l’identité marocaine, sa culture, transparaît à travers l’architecture, avec les valeurs qui en émanent. A titre d’exemple, un espace qui compose essentiellement la maison marocaine est ce fameux salon marocain, dont la taille et la forme diffèrent, mais qui exprime un espace toujours prêt à accueillir les invités à n’importe quel moment de la journée, pour un verre de thé, pour un repas, ou pour passer la nuit; cela est donc un espace qui exprime la valeur de l’hospitalité marocaine, comme d’ailleurs le takat dans les zones montagneuses, qui définit  le feu, la cuisine  mais aussi le foyer avec ses valeurs fraternelles.


Ces générations devraient être imprégnées de ces valeurs et les projeter dans le futur, libre à eux de revenir au passé, de le continuer ou de le remettre en cause, tout le débat est là !

Hanae Bekkari


L’architecture est la discipline, par excellence, pour laquelle l’expression, ” le talent n’attend point le nombre des années “, revêt toute sa dimension.
L’imagination fertile, la créativité, avec la recherche de la concrétisation des rêves, la recherche d’une technicité, de matériaux et comme destinée l’Homme dans toute sa grandeur. L’architecte est à la recherche de solutions pour trouver le confort à l’échelle de la ville, dans les équipements structurants, dans les différentes composantes de la ville citadine, comme dans le monde rural, pour répondre aux maux sociaux et formuler des réponses spatiales palpables.

La compétition n’exige pas des projets faits à la hâte, ce sont des projets réalisés, mais longuement réfléchis. Nous aurons donc un grand éventail de projet, avec des architectes entre 24 et 45 ans,  certains sont fraichement diplômés, alors que d’autres atteignent les 20 années d’expérience. 
Les productions et compétences marocaines sont méconnues du grand public. Ici, elles seront mises en avant, pour décomplexer les structures qui font encore appel aux étrangers dès qu’il s’agit d’un projet important, cela permettra aux jeunes de prendre confiance en eux avant tout et permettra de les valoriser, et c’est un grand défi que lance le groupe Archimedia.

Ce concours revêt la forme d’une foire de projets qui suscitent un intérêt dans les réponses apportées dans les divers domaines, cela servira de support pour débattre des approches pour chaque type de projet, sachant que les problématiques sont relevées à l’échelle internationale, et selon les spécificités locales.

Je suis certaine que l’architecte marocain doit être écouté pour les valeurs qu’il transporte, c’est un architecte qui s’exporte aussi, on le retrouve participant à de grands projets internationaux, parfois dans l’ombre de grands cabinets et il est temps de faire valoir ses capacités et ses créations qui sont, sans aucun doute, des réponses aux grandes problématiques de demain ».

Pourquoi avez-vous accepté la proposition des organisateurs de faire partie des membres du jury

H.B : « Être membre du jury me permettrait de voir une grande diversité de projets réalisés par des marocains. J’habite à Tanger où j’exerce en tant qu’architecte engagée à travers mes projets et mes activités associatives qui vont dans le sens de l’amélioration du cadre bâti et dans la réconciliation des usagers avec la ville, mon passé est porteur de tout un état d’esprit car j’ai été orientée très tôt par ma famille dans l’amour du pays et dans le sens de l’engagement. Puis l’enseignement au Maroc dont j’ai bénéficié à l’ENA allait me propulser dans un monde passionnant à la quête d’une architecture spécifiquement marocaine.  Mes stages ont aussi été déterminants et formateurs, que cela soit dans les médinas, ma participation durant plusieurs années  au sein d’une équipe pluridisciplinaire, dans le Haut Atlas, avec l’Unicef et le PNUD, tout cela a été déterminant pour moi.
Des architectes marocains m’ont servi de modèles dans l’exercice de ma fonction, Jean-François Zevaco  et  Fouad Beqqali, qui m’ont encouragé à plonger dans le monde fascinant de l’exercice du métier. Actuellement, mes projets sont très diversifiés, tout en gardant mon engagement bénévole pour lequel je suis assignée en faveur de la ville et des citoyens.

J’espère que mon profil complétera les autres membres du jury pour un concours original qui invite non pas à établir dans l’urgence un projet adéquat, mais plutôt à recueillir des projets bien réfléchis. Ce qui nous donnera l’occasion d’analyser des projets d’architecture conçus  par des marocains et faire émerger les fondements d’une architecture marocaine pour le monde de demain.

La critique architecturale relève d’un vocabulaire particulier, qui conjugue plusieurs sciences et domaines de l’art. Pour ce concours, la complexité d’approche est telle, que le groupe Archimedia a fait fédérer des structures nationales et internationales, pour enrichir le débat, avec notamment les ministères de l’habitat, de la culture, les écoles d’architecture, nationales et internationales, l’Unesco, ainsi que l’ordre national des architectes qui gère tous les problèmes auxquels sont confrontés les architectes dans l’exercice de leur métier.

Ainsi, Archimedia contribue à travers cet événement et cette organisation à montrer la complexité d’approche de la critique architecturale, tout en proposant une plateforme pour le recueil de réponses intelligentes aux interrogations soulevées par les villes de demain, en tout cas, le débat s’annonce passionnant ».

Propos recueillis par La Rédaction

Pour plus d’informations sur les Young Moroccan Architecture Awards, rendez-vous sur : www.ymaa.ma

Interview avec Taoufik El Oufir, Architecte, Président des YMAA 2020

Interview avec Taoufik El Oufir, Architecte, Président des YMAA 2020 737 503 YMAA, Young Moroccan Architecture Awards

Depuis trente-cinq ans, Taoufik El Oufir creuse un sillon respectueux de l’héritage national pour y semer des architectures contemporaines. Architecte moderne, optant pour des espaces de liberté créative il est ouvert aux expériences urbaines, architecturales et artistiques. Il a accepté de présider le premier jury international des YMAA, Young Moroccan Architecture Awards.

« Cette compétition, qui est une première en Afrique, est un grand hommage à la production architecturale marocaine »

Taoufik El Oufir

Que vous suggère cette initiative des Young Moroccan Architecture Awards, YMAA ?

Taoufik El Oufir : « Cette compétition, qui est une première en Afrique, est un grand hommage à la production architecturale marocaine car elle mettra en valeur la réalisation d’une œuvre par les jeunes architectes de moins de 45 ans comme elle mettra également en exergue les projets de fins d’études des futurs jeunes architectes.
Le côté positif de cette initiative est le fait d’encourager « la créativité » reconnaissable dans les projets présentés par les jeunes architectes et les faire connaitre à un large public, via les médias et les réseaux sociaux, une façon de les récompenser et valoriser leur potentiel caché.
Pour les jeunes lauréats, c’est une opportunité de les motiver et booster leur carrière. Ils pourront mentionner cette compétition dans leur CV qui, j’espère, leur ouvrira à bras ouvert le monde du travail ».

Vous êtes un des architectes talentueux qui ont marqué l’espace architectural marocain, pensez-vous que la jeune relève architecturale est là ?

T.E.O : « Evidemment que la relève est là. Ces jeunes architectes ont la plupart du temps effectué des stages dans des cabinets de grande renommée pendant leur cursus scolaire. Personnellement j’ai toujours ouvert mon agence aux étudiants car je considère que mon bureau n’est pas fait uniquement pour exercer une bonne architecture valorisant mon pays mais de transmettre également un savoir-faire de qualité et une culture architecturale au profit des générations futures. Ceci m’a déjà permis de sentir de plus près un grand talent, une ambition farouche et des idées débordantes de créativité chez de jeunes architectes dont je suis infiniment fier.
Le savoir acquis durant ces mois de travail leur permet une fois diplômés de s’intégrer facilement et parfaitement dans le monde du travail avec une grande richesse d’expérience leur permettant d’inscrire, à leur tour, leur projet dans le patrimoine de demain.
L’architecture, aujourd’hui, a muté.  A part la maitrise du métier (conception, créativité et respect des règles générales de l’architecture), le jeune architecte doit également porter la lourde charge de responsabilité de son œuvre et relever les défis nombreux qu’il ou qu’elle rencontrera durant sa vie professionnelle »

Vous êtes le premier président de jury des YMAA, un rendez-vous qui va devenir bi annuel; quelles qualités doivent porter les projets pour être éligibles aux premières nominations ?

T.E.O : « Tout d’abord cela m’honore d’être le premier président de ce jury et je vous en remercie. Le projet, pour qu’il soit éligible aux premières nominations, doit réunir à la fois de la création artistique et du raisonnement scientifique. Le jury voudra connaitre d’abord la philosophie de pensée du projet, la technique utilisée et si la réalisation a laissé une empreinte indélébile dans le paysage urbain. D’une idée abstraite au départ, le jeune architecte devra avoir fait naître un projet ambitieux qui sera s’inscrit dans le patrimoine marocain.

De plus, je considère que la réussite d’un projet architectural est intimement liée  au respect de l’environnement ceci passe absolument par l’intégration des divers procédés de développement durable dans toute les phases de conception du projet, que j’espère retrouver  dans la production architecturale qu’on aura l’honneur d’examiner. Et je ne vous cache pas en tant que militant de l’intégration de la durabilité  en architecture  j’estime que ça aura un grand impact quant à l’évaluation des projets ».

Propos recueillis par La Rédaction

Pour plus d’informations sur les Young Moroccan Architecture Awards, rendez-vous sur : www.ymaa.ma

Interview avec Karim Rouissi, architecte – enseignant EAC, membre du jury des YMAA

Interview avec Karim Rouissi, architecte – enseignant EAC, membre du jury des YMAA 1030 570 YMAA, Young Moroccan Architecture Awards

Pour Empreinte d’Architectes, l’agence qu’il a fondé avec Badr Bouzoubaa, Karim Rouissi propose une nouvelle voie d’exploration de la modernité d’aujourd’hui. La tradition devient un socle – ou simplement une empreinte – sur lequel s’appuie un processus dont l’esthétique est l’aboutissement et non pas l’objet. Membre du jury des YMAA il nous confie ses impressions.

Que vous suggèrent les Young Moroccan Architecture Awards ?
Karim Rouissi : « Les Young Moroccan Architecture Awards sont une occasion de mettre sous les projecteurs l’architecture contemporaine au Maroc, une opportunité de révéler son pluralisme et la variété de ses modes d’expressions. Mais aussi une opportunité pour les jeunes architectes qui ont besoin aujourd’hui d’une reconnaissance locale et à l’international ».

« Les YMAA sont une opportunité pour les jeunes architectes qui ont besoin de reconnaissance »

Karim Rouissi

En tant qu’enseignant comment voyez-vous les futurs jeunes architectes ?
K.R : « Il s’agit d’une génération certainement plus décomplexée sur la question identitaire et moins portée sur le symbolisme et l’historicisme de la postmodernité que la génération précédente. Toutefois, ces jeunes architectes sont confrontés à d’autres interrogations imposées par les crises climatique, sociale et économique.

Je pense que la multiplication des écoles d’architecture, l’augmentation du nombre d’architectes, la généralisation des concours et la professionnalisation des maitrises d’ouvrages vont impérativement favoriser l’émulation entre architectes et contribuer à l’émergence de nouvelles expressions architecturales ».

L’école dans laquelle vous enseignez est partenaire des YMAA. Que vous apporte ce partenariat et que lui apportez-vous ?
K.R : « Les YMAA sont une opportunité pour nous à l’école d’architecture de Casablanca, les projets soumis au jury constitueront un important corpus qui permettra de mieux appréhender les différentes problématiques et questionnements qui animent l’architecture contemporaine au Maroc.

D’autre part, la présence des écoles d’architecture de Florence et de Casablanca apportera incontestablement un éclairage théorique important pour compléter le regard des architectes praticiens, maîtres d’ouvrages et journalistes professionnels de l’architecture présents dans ce jury ».

Propos recueillis par Fouad Akalay

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