On Thursday, December 12, 2024, the Young Moroccan Architecture Awards (YMAA) celebrated the creativity of Morocco’s vibrant young architectural scene by rewarding emerging talents during a memorable evening at the Marriott Hotel in Casablanca. This event, held under the auspices of the Ministry of National Territorial Planning, Urban Planning, Housing, and Urban Policy, underscored the significance of promoting architecture in Morocco.
THE AWARD CEREMONY
During this festive ceremony, 19 prizes and trophies were awarded to the finalist architects, highlighting the innovation and excellence of the new generation of Moroccan architects. The YMAA, organized by the Archimedia Group — the leading media dedicated to architecture and construction in Africa — aims to promote the emergence of Moroccan architects and the realization of their projects on a national and international scale. After the success of the first edition, this competition is experiencing renewed enthusiasm this year.
The jury of this 2nd edition of the YMAA, chaired by architect Mohamed Fikri Benabdallah, perfectly illustrates the desire for transmission and generational renewal. Recognized for his insatiable commitment to young talents, he is a passionate defender of contemporary Moroccan architecture and dialogue between generations.
The YMAA also aims to promote constant improvement in architectural practice by encouraging constructive and enriching exchanges between professionals. By highlighting current achievements and providing a platform dedicated to the presentation of projects, this event allows for a better understanding of the challenges and solutions specific to each context. It also helps to refine perspectives, stimulate dialogue and develop a critical eye that is essential to the evolution of architecture.
The YMAA are part of a context where the practice of architecture in Morocco is oscillating in a progressive and regrettable weakening of the framework for exercising the profession. The jury, fully aware of the delicacy and harshness of this exercise, had to decide carefully. Some young architects did not try their luck this year, out of restraint or hesitation, while others, despite their participation, did not see their efforts rewarded. Competitions, by their very nature, are sensitive events: they reveal as much as they test, celebrate as much as they question. But beyond the result, the YMAA aims to be a space for dialogue and recognition, where the evaluation of projects is accompanied by a deeper reflection on the future of the profession and the challenges it faces.

THE YOUNG MOROCCAN ARCHITECTS IN THE SPOTLIGHT
The YMAA 2024 honored architectural excellence through 16 awards and 3 special distinctions across various categories, ranging from renovation to education, along with three prestigious distinctions :
Awards :
1.Zévaco Special Prize : Villa Ribat Bioclimatic in Rabat – Anas Koubaiti
2.Health and well-being : The Tulip Clinic in Casablanca – Mohamed Yahya El Alj, Noesis Architecture Studio
3.Education : The French International High School in Benguerir – Zineb Ajebbar
4.Individual residential real estate : « Hermitage » El Menzeh resort in Rabat – Sakina Belkasmi & Ahmed Amine Khiyati, All In Concept
5.Retail and commercial architecture : Ovillage shopping in Casablanca – Younes Diouri
6.Leisure and tourism : Socio-cultural center of Kenitra – AGA STUDIO
7.Interior design and decoration : School extension E1337, Khouribga – Sakina Belkasmi & Ahmed Amine Khiyati, All In Concept
8.Renovation and refurbishment : Foundouk Kabbaj in Marrakech – Rida Hbibi
9.Single-Family Home : Villa ID in Tangier – Younes Diouri
10.Office building : Headquarters of the Competition Council in Rabat – Adil Sadik et Camélia Dendane
11.Collective housing : Zig Zag building in Casablanca – YLA STUDIO
12.First work : Villa E/N in Marrakech – THE AKA’S – Architecture Kosmopolitan Agency
13.Design Architect of the Year : M’hammad Muffak
14.Out of category : Luxalight stand at SIB 2022, El Jadida – Samia Moukhalid
15.Best PFE : « Returning the coastline » – Othmane Boudlal
16.Best PFE : “Towards a new eco-district model adapted to the Moroccan context” – Rim Moussaoui
Distinctions :
1.Building of the Year : Villa Ribat Bioclimatic – Anas Koubaiti
2.Audience favorite : The Gateway to Laayoune – Yassine Benkirane
3.Prize Fouad Akalay : The Delacroix Residence in Rabat – Merouane Oussama Zouaoui







All results are online at : https://ymaa.ma/resultats-ymaa-2024/
Founded by the late Fouad Akalay, a visionary architect and ardent defender of Moroccan contemporary architecture and those who shape it, the second edition of the Young Moroccan Architecture Awards is the sensitive and dazzling embodiment of his dream.embodies with sensitivity and brilliance its dream: that of a meaningful architecture, magnifying the talent and boldness of Moroccan architects while contributing to the prestige of Moroccan architecture on the world stage.
From now on, this event will strongly embody the legacy of his vision : to encourage young architects to innovate while honouring the most inspiring projects across the Kingdom, in a spirit of transmission, excellence and generational renewal.
« Notre devoir est de produire une architecture de qualité, liée à son environnement répondant aux besoins et aux aspirations des usagers, et reflétant quelque part notre identité. » – Youssef Melehi
À l’occasion de la 2ème édition des Young Moroccan Architecture Awards (YMAA) 2024, nous avons rencontré et côtoyé Youssef Melehi, membre du jury et figure importante du paysage architectural marocain. Dans cet entretien, il partage ses réflexions sur l’avenir de l’architecture au Maroc, ses aspirations pour la jeune génération de talents, ainsi que ses conseils précieux pour les candidats de cette édition.
Que représente pour vous les Young Moroccan Architecture Awards ?
Y. M. : Je salue cette initiative et particulièrement cette 2ème édition marquée par la triste disparition de notre regretté Fouad Akalay. Il n’est plus à démontrer que les Young Moroccan Architecture Awards, est un catalyseur en faveur de la créativité architecturale marocaine, et permet aussi de faire découvrir une nouvelle génération de jeunes architectes talentueux. Ceci dit cette reconnaissance ne devrait pas être considérée comme une consécration de l’architecte mais plutôt un encouragement lui permettant d’accéder à de nouveaux horizons dans son parcours professionnel.
Quelles sont vos aspirations pour l’avenir de l’architecture au Maroc, en particulier pour la jeune génération d’architectes ?
Y. M. : La pratique de l’architecte devient de plus en plus contraignante pour les jeunes diplômés, l’accès à la commande est un vrai parcours du combattant, je recommande au jeune architecte de compléter sa formation professionnelle le temps qu’il faut, auprès de ses ainés au Maroc ou ailleurs, et s’armer de toutes les connaissances indispensables pour bien accomplir sa future mission. L’avenir de l’architecture au Maroc que nous voulons rayonnant et reconnu au niveau international ne peut se faire que sur la base de générations nouvelles de jeunes architectes bien formés, compétents, talentueux et audacieux.
Qu’est-ce qui distingue, selon vous, un projet architectural exceptionnel, surtout lorsqu’il s’agit de jeunes talents émergents ?
Y. M. : Un projet architectural exceptionnel, à mon avis devrait être tout d’abord en adéquation avec son milieu et répondre à sa vraie vocation, parallèlement, il doit dégager une sensibilité et une audace remarquable.
En tant que jury, quels conseils donneriez-vous aux jeunes architectes qui aspirent à soumettre leurs projets aux YMAA pour augmenter leurs chances de succès ?
Y. M. : Mon conseil est tout d’abord prendre le temps nécessaire pour bien communiquer son projet, présenter son concept en allant vers l’essentiel, être sélectif par rapport aux éléments graphiques.
L’architecture Marocaine en 1 (ou plusieurs) mots ?
Y. M. : Contextuelle, durable et innovante.
Quel est votre souhait le plus cher pour l’architecture au Maroc ?
Y. M. : Quelle soit en adéquation avec la richesse et la diversité de notre géographie, notre culture et notre mode de vie. Nous constatons, de jour en jour, l’appauvrissement de nos espaces urbains dans les périphéries des villes ainsi que la défiguration des architectures locales en milieu rural. Notre devoir est de produire une architecture de qualité, liée à son environnement répondant aux besoins et aux aspirations des usagers, et reflétant quelque part notre identité.
Quel est le bâtiment qui provoque en vous une émotion ?
Y. M. : La Medersa Benyoussef de Marrakech et l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication à Rabat par Henri Tastemain.
Et dans la peau d’un autre architecte, qui seriez-vous ?
Y. M. : Se mettre dans la peau d’un grand architecte me parait prétentieux. Je pense avoir des affinités avec des architectes tels que : Louis Khan, Hassan Fathi et Rafael Moneo.
Un mot pour feu Fouad Akalay ?
Y. M. : Notre ami et confrère Fouad Akalay, possédait des qualités exceptionnelles tels que la simplicité, la modestie, l’ouverture d’esprit, le grand sens de la communication et un dynamisme sans limites. Avec son esprit prospectifs, Fouad paraissait avancer plus vite que son temps. J’ai pu constater à travers nos conversations amicales et détendues dans mon cabinet que sa grande curiosité, et sa profonde connaissance des défis de l’architecture au Maroc, le plaçait parmi les érudits si n’est pas les mieux informés sur la production urbanistique et architecturale contemporaine dans notre pays. Sa disparition laisse un vide difficile à combler, ceci dit les bases sont là et on ne peut que rester confiants pour assurer la continuité de son projet.
Propos recueillis par Yasmina Hamdi